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J'suis rentrée! Hier dans la nuit. Non, je peux pas raconter comme ça c'est trop long, je peux vous faire un commentaire des photos mais de vive voix uniquement, je n'aurai pas le courage de tout taper ^^

Triste de partir du Bénin, mais très heureuse et soulagée d'arriver en France.

La flemme de faire un long article, je me contente de vous apprendre que je suis à nouveau connectée...

# Postato martedì 26 agosto 2008 08:56

Attention au départ...

Demain matin je met mon sac et moi-même dans la voiture, demain en fin d'après midi on décolle, demain dans la soirée on attend une heure à Casablanca, et très tôt mercredi on arrive à Cotonou... Dans 48h on y est, on va découvrir, vivre, aider, échanger tout ce qu'on pourra waaaaaaah!

Ca fait un an qu'on prépare ça, qu'on rêve, qu'on fait, qu'on s'engueule, qu'on se réconcilie, qu'on s'amuse, qu'on gère les emmerdes, qu'on prépare, qu'on crée, qu'on réalise, qu'on finalise. Ayons une pensée émouvante pour toutes nos réunions pleines de HS, nos engueulades qui partent de rien, nos soirées Lego DVD blagues glandouille, la gâchée et Nicolas, nos débats sans fin et sans interet, nos extrajobs plus ou moins sympas, le stress du budget et c'est impossible de tout noter.

On ne part qu'à trois au lieu de quatre, Florian ne pourra voir aboutir le projet malheureusement. Ne regrettons rien, en soi ce que nous avons vécu ensemble en valait déjà la peine. On pensera à toi promis, et on te racontera tout en exclu =)

Retour le 25 août au soir, et avec le sourire JP!
Attention au départ...

# Postato lunedì 28 luglio 2008 05:51

Modificato lunedì 28 luglio 2008 06:04

Je ne pense pas la moitié de ce que je dis, je ne dis pas le centième de ce que je pense, écrivons donc

Les athlètes aux JO n'ont non seulement pas le droit de porter un badge subversif ("Pour un monde meilleur", rappelez vous), mais ils n'ont pas le droit de le dire, selon Rue 89. Mais c'est quoi ce monde? on va laisser tout le monde à la botte de la Chine? Surtout le CIO, qui n'a pourtant pas grand-chose à perdre dans l'histoire (je ne vois pas d'autres explications que de juteux dessous de table).

Enfin, c'est peut-être mieux comme ça pour la diplomatie française... Sarko assiste aux jeux pour calmer le jeu chinois... mais ça ne suffit pas à Pékin, qui promet un clash si Sarko rencontre le dalaï lama en août lors de son passage en France (alors que Sarko n'a prévu de le voir qu'en dehors de l'Elysée, façon de le recevoir comme un chef spirituel et en aucun cas un potentiel chef d'Etat).

Ca passe ou ça casse avec la Chine, selon que le président ou les français l'emportent question direction diplomatique : on s'en fout et on fout le bordel parce que la Chine se paie la tête du monde, accélerer la chute économique en sauvant l'honneur, ou on tente la stratégie de la carpette, certainement payante à court terme... à long terme j'en doute.

Et je ne comprend pas comment le CIO a pu décemment autoriser la tenue de jeux olympiques dans une ville aussi polluée. J'espère que la Chine verra les limites de son pouvoir face à la météo, na. Dessous de table, encore? C'est dingue ce que posséder la première réserve en dollar du monde autorise...

A la place du président je ne sais pas si je saurai quoi décider. Oui, on sait que c'est hyper important de défendre ses valeurs et qu'il faut bien des gens pour le faire. Mais la France n'est pas seule, et c'est elle qui est dans le giron chinois. Les chinois ont envie de nous taper sur la gueule et quoi qu'on dise ils nous en voudront de ce que leur transmettra la télévision nationale. Et économiquement le peuple français n'a pas de quoi pavoiser en ce moment. Je me demande si les français sont réellement prêts à accepter concrètement toutes les conséquences d'une opposition frontale à la Chine, eux qui bataillent pour leur pouvoir d'achat. C'est en refléchissant à tout ça que j'hésiterai. Quoi, capitalisme cynique? non, socialisme responsable...

Oui, je sous-entend que les français ne se rendent pas compte de leurs actes. Ni de leurs achats. On achète des tas de trucs made in China et après on s'étonne des délocalisations. Et même, on achète des tas de trucs tout court et après on s'étonne de la pollution de l'environnement.

Pourtant, comme tous les chats du monde, on pourrait se contenter de respirer-manger-dormir. Je veux aller dans une île déserte, loin de tout ces hommes irresponsables, loin de la connerie ambiante, loin du souci du monde, loin du souci de la vie d'autrui. Ca serait bien d'ignorer la vie de tous ces cons inconscients. Mais ces cons inconscients vivent dans la même société, cette société que je ne peux pas quitter parce que c'est une société humaine.

J'pourrais pas aller sur mon île déserte, j'ai trop besoin des gens. Vous comprenez j'espère, sinon tant pis

# Postato giovedì 10 luglio 2008 09:04

Modificato giovedì 10 luglio 2008 10:01

Mécékoacékons?

Attention : cet article commence politiquement et termine égocentriquement.

Les politicards, comme on les nomme parfois, ne m'amusent plus. Je me contente d'en admirer certains et d'en oublier d'autres. Pas tous pourris, mais presque tous obsédés par le pouvoir, obligés de taire ce qu'ils pensent vraiment pour suivre le parti ou au contraire s'en détacher pour se faire admirer du badaud, incapables de remettre en cause leurs idées ou de mettre en oeuvre des compromis ou d'être constructifs ou d'être des hommes (car bien souvent se sont des hommes) de projet plus que des hommes de déni.
Le clivage droite-gauche est dépassé, mais je n'aime pas l'idée d'un centre à mi-chemin entre les deux (qui plus est par un traître qui a détruit un parti que j'aimais). Je préfèrerais un centre en "diagonale", sensible aux ambitions sociales et aux réalités économiques, attaché au bonheur de tous autant qu'à la liberté de l'individu.

Parce qu'au fond, comme beaucoup, j'ai un coeur et j'aimerai bien que tout le monde vive heureux. Comme trop peu, j'aimerai même qu'on arrête de consommer autant et qu'on cesse collectivement cette course à la croissance. J'aimerai qu'on attache plus d'importance à l'individu qu'au profit.
Mais la gauche française m'insupporte. En crise, pas constructive... mais le pire c'est que derrière tous les mouvements sociaux il y a cette exigence grandissante de prise en charge de l'individu par l'Etat. En filigrane, peut-être, pas au coeur des revendications... mais l'Etat "doit" assumer ses "responsabilités". Et moi j'aime pas quand on décharge toutes les responsabilités sur l'Etat. C'est quand même à l'individu de vivre... Sans compter les papiers que ça brûle, toutes les administrations qui coûtent pleins de thunes et qui sont pas efficaces (non, l'Etat n'a pas vocation a être efficace, mais il devrait l'être dans l'interêt du contribuable).

J'arrête avant de m'énerver dans le vide, fin du politiquement, place à l'égocentriquement.

Avant de faire des projets de réforme pour l'Etat, je devrais peut-être m'occuper de mon avenir à moi. Parce que j'sais pas ce que je veux faire de ma carrière (j'ai décidé que j'aurai une occupation assimilable à une carrière). Enfin, j'ai trop d'idées. Journaliste, chef d'entreprise, chef de projet, si possible avec des visées altruistes ou même dernièrement proviseure de lycée en détresse J'crois que j'ai envie de faire bouger le monde. J'ai envie de créer des projets, de faire des choses neuves, d'amener des idées pour que tout aille mieux. C'est peut-être dû au mélange explosif entre mes gènes de créateur d'entreprise et mon vécu scout. J'ai besoin d'avoir des projets qui me fassent espérer voire rêver =)

A ce propos, pour ceux qui ne le savaient pas je prépare cette année avec les Compagnons un projet d'éducation au Bénin. On va partir à 4 en août faire du soutien scolaire et de l'animation dans une école, si tout se passe normalement. Et ça me fait rêver, on s'agite pour y arriver et je croise les doigts. Pourquoi on fait ça? pour des tas de raisons, les deux qui émergent sont l'envie d'aider ceux qui en ont besoin et celle de vivre un choc culturel. Je veux voir comment c'est possible de vivre autrement ailleurs.

Parce que la relativité des cultures me pose moultes questions. L'autre jour, surfant sur Wikipédia, je suis tombée sur l'article parlant de l'Etiquette en Occident aujourd'hui. Il y était écrit, comme exemple, qu'en Occident les conventions veulent que l'individu participe à la conversation de manière constructive et sans la dominer. Ce qui sous-entend qu'ailleurs dans le monde ce n'est pas automatique. Après, c'est Wikipédia, le contenu en est évidemment à vérifier. Mais quand même : il y aurait d'autres codes de conversation que notre façon de faire occidentale? J'ai beaucoup de chemin à faire pour parvenir à l'objectivité, et même pour l'approcher.

J'ai l'impression de proférer des truismes qui me dépassent, j'arrête là. Bonne journée à toi, cher lecteur, et que la vie continue!

PS : chouette, le pétrole augmente! Une raison de plus pour moins polluer!

# Postato martedì 27 maggio 2008 14:28

Modificato martedì 03 giugno 2008 10:06

Bref. Enfin,

J'ai envie de mettre un article un peu plus près de ma vie. La Chine c'est bien mais c'est loin. Oui, on est ainsi fait, on s'intéresse plus à l'inintéressant autour de nous qu'à l'intéressant ailleurs. Mais on vit à travers soi-même, les mouvements autour de nous nous touchent tellement plus...

Une intro de trois lignes qui ne dit que ce que vous savez déjà. C'est ce qu'on apprend à faire en hypokhâgne. Délayer peut-être, nuancer et expliciter peut-être aussi. C'est peut-être pédant mais peut-être important. C'est pour aller avec tout ce qu'on nous enseigne ici : des auteurs qui se nuancent tout en subtilité, parfois trop subtiles pour être honnêtes. Des textes illisibles et imbuvables, peut-être pour que la culture ne soit accessible qu'à certains. Du coup, certains s'en désinteressent. Dommage et compréhensible. Alors, on essaie de la rendre accessible. Pour le pire et le meilleur. Le pire, quand on décide de la simplifier, d'en faire une soupe insipide accessible sans efforts, à ingurgiter sans penser. Le meilleur, quand on amène le corps et l'esprit de novice à cette sacro sainte culture.

Mais à quoi bon cette culture, au fond, pourrait-t-on dire. A quoi ça sert de connaître les ruines de notre histoire passée, de connaître des théories plus ou moins obscures? Au fond, on s'en fout, ça formate notre pensée, nous influence, infléchit nore libre-arbitre... Diffuser cette culture, c'est diffuser tout ce qui est à l'origine de ce monde pourri, c'est diffuser ces thèses conservatrices qui vont à l'encontre de la modernité.

Continue à penser comme ça, et on va dans le mur. Si tu veux comprendre le monde, il faut comprendre ce qui l'a formé. Si tu espères comprendre à toi tout seul en une vie ce que des dizaines de générations de savants ont tenté d'établir, continue comme ça. Mais s'enrichir des travaux du passé, tenter de comprendre leurs théories, quitte à les critiquer par la suite mais comprendre sur quoi elles sont fondées, sur quoi nos sociétés sont fondées. Savoir les réponses aux questions qui ont toujours obnubilé l'humanité, leurs réponses pour trouver ensuite les notres. Non, j'pense pas que ça bride l'imagination et l'esprit, mais que les idées de n'importe qui peuvent enrichir n'importe qui. Vous le saviez déjà, je suis à genoux devant la culture. Apprendre, apprendre, s'enrichir pour ensuite réfléchir.

Mais pas que dans les livres... La culture sans l'expérience de sa propre vie ça ne sert à rien. Apprendr emais pas que en cours. Apprendre de chaque instant, de chaque expérience. Lire nos prédecesseurs sur cette terre, c'est connaître le récit de leur expérience. Ecouter, avoir une discussion intéressante c'est aussi apprendre le point de vue de l'autre sur le monde. Mais pour se faire une idée, il faut forger sa propre expérience et se confronter soi-même à l'humanité. Apprendre et vivre pour connaître son point de vue sur le monde. Et au détour d'une lecture on se rappellera une expérience qui nous dira "j'suis d'ac/pas d'ac avec lui". En agissant sur le réel on se rappellera qu'on est en train de mettre en oeuvre une théorie ou d'aller à son encontre. Et puis réflechir, vivre et trouver un sens à ce tas de cellules en symbiose.

Et vivre. Pour vivre. La vie ne vaut pas la peine d'être vécue, non, ce n'est pas une peine, c'est un cadeau. Elle n'apporte rien, elle est un cadeau. Même si parfois c'est un cadeau de merde, demain, après demain, dans un an ou dix on le verra comme ça. Alors continue à vivre, juste pour vérifier que je ne me trompe pas... =)

# Postato martedì 06 maggio 2008 12:48

Modificato martedì 06 maggio 2008 14:08