Attention : cet article commence politiquement et termine égocentriquement.
Les
politicards, comme on les nomme parfois, ne m'amusent plus. Je me contente d'en admirer certains et d'en oublier d'autres. Pas tous
pourris, mais presque tous obsédés par le
pouvoir, obligés de taire ce qu'ils pensent vraiment pour suivre le parti ou au contraire s'en détacher pour se faire admirer du
badaud, incapables de remettre en cause leurs idées ou de mettre en oeuvre des
compromis ou d'être constructifs ou d'être des hommes (car bien souvent se sont des hommes) de
projet plus que des hommes de déni.
Le clivage droite-gauche est dépassé, mais je n'aime pas l'idée d'un centre à mi-chemin entre les deux (qui plus est par un
traître qui a détruit un parti que j'aimais). Je préfèrerais un centre en "
diagonale", sensible aux ambitions sociales et aux
réalités économiques, attaché au bonheur de tous autant qu'à la liberté de l'individu.
Parce qu'au fond, comme beaucoup, j'ai un
coeur et j'aimerai bien que tout le monde vive heureux. Comme trop peu, j'aimerai même qu'on arrête de consommer autant et qu'on cesse collectivement cette
course à la croissance. J'aimerai qu'on attache plus d'importance à l'individu qu'au profit.
Mais la gauche française m'
insupporte. En crise, pas constructive... mais le pire c'est que derrière tous les mouvements sociaux il y a cette exigence grandissante de
prise en charge de l'individu par l'Etat. En filigrane, peut-être, pas au coeur des revendications... mais
l'Etat "doit" assumer ses "responsabilités". Et moi
j'aime pas quand on décharge toutes les responsabilités sur l'Etat.
C'est quand même à l'individu de vivre... Sans compter les
papiers que ça brûle, toutes les administrations qui coûtent pleins de thunes et qui sont pas efficaces (non, l'Etat n'a pas
vocation a être efficace, mais il devrait l'être dans l'
interêt du contribuable).
J'arrête avant de m'énerver dans le vide, fin du politiquement, place à l'égocentriquement.
Avant de faire des projets de réforme pour l'
Etat, je devrais peut-être m'occuper de mon avenir à
moi. Parce que j'sais pas ce que je veux faire de ma carrière (j'ai décidé que j'aurai une occupation assimilable à une carrière). Enfin, j'ai trop d'idées.
Journaliste,
chef d'entreprise,
chef de projet, si possible avec des visées altruistes ou même dernièrement proviseure de lycée en détresse J'crois que j'ai envie de faire
bouger le monde. J'ai envie de
créer des projets, de
faire des choses neuves, d'amener des
idées pour que tout aille mieux. C'est peut-être dû au mélange
explosif entre mes
gènes de créateur d'entreprise et mon
vécu scout. J'ai besoin d'avoir des
projets qui me fassent espérer voire
rêver =)
A ce propos, pour ceux qui ne le savaient pas je prépare cette année avec les Compagnons un
projet d'éducation au Bénin. On va
partir à 4 en août faire du soutien scolaire et de l'animation dans une école, si tout se passe normalement. Et ça me fait rêver, on s'agite pour y arriver et je croise les doigts.
Pourquoi on fait ça? pour des
tas de raisons, les deux qui émergent sont l'envie d'
aider ceux qui en ont besoin et celle de vivre un
choc culturel. Je veux voir comment c'est
possible de vivre
autrement ailleurs.
Parce que la
relativité des cultures me pose
moultes questions. L'autre jour, surfant sur Wikipédia, je suis tombée sur l'article parlant de l'Etiquette en Occident aujourd'hui. Il y était écrit, comme exemple, qu'en Occident les
conventions veulent que l'individu
participe à la conversation de manière constructive et sans la dominer. Ce qui sous-entend qu'ailleurs dans le monde ce n'est pas
automatique. Après, c'est Wikipédia, le contenu en est évidemment à
vérifier. Mais quand même : il y aurait d'
autres codes de conversation que notre façon de faire occidentale? J'ai beaucoup de chemin à faire pour parvenir à l'
objectivité, et même pour l'approcher.
J'ai l'impression de proférer des truismes qui me dépassent, j'arrête là. Bonne journée à toi, cher lecteur, et que la vie continue!
PS : chouette, le pétrole augmente! Une raison de plus pour moins polluer!